Êtes-vous en règle avec la CNIL ?
La CNIL a prononcé plusieurs amendes à 7 chiffres ces dernières années. On vérifie les points qui vous exposent vraiment : cookies posés avant consentement, outils d'analyse tiers (Google, Facebook...), pages légales obligatoires.
15 points qui pèsent sur votre conformité.
Chaque point est évalué dans votre contexte. Si vous n'utilisez pas d'outils de publicité, le rapport le mentionne — pas de faux positif alarmiste.
Aucun cookie ne doit être posé avant que l'utilisateur ait dit oui. On détecte ceux qui passent à la trappe.
Google Analytics, Facebook Pixel, Hotjar... Ces outils posent des cookies — s'ils ne sont pas bien gérés, c'est une faute.
Le fameux pop-up cookies : a-t-il les 3 boutons obligatoires (accepter / refuser / personnaliser) de poids visuel égal ?
SIRET, forme juridique, hébergeur, directeur de publication — obligation LCEN 2004, l'absence est une infraction pénale.
Obligation RGPD article 13 : expliquer quelles données vous collectez, pourquoi, combien de temps, comment les effacer.
Si vous utilisez des services américains (Google, Meta...), ce transfert doit être documenté et signalé à l'utilisateur.
Obligatoire depuis mars 2024 si vous faites de la publicité Google. Sinon vos conversions Google Ads ne remontent plus.
Chaque formulaire qui collecte un email doit avoir une case à cocher explicite — pas pré-cochée.
HTTPS actif, protocoles à jour. Sans ça, toute la conformité tombe à l'eau (article 32 RGPD).
Comment interpréter vos résultats.
C'est un diagnostic technique, pas un avis juridique. L'audit analyse ce qui est observable depuis l'extérieur : les cookies réellement déposés, les trackers chargés, le comportement du bandeau de consentement, la présence des pages légales. Il ne voit pas votre registre des traitements, vos bases légales, vos durées de conservation ni vos contrats de sous-traitance. Un score élevé signifie que votre site ne présente plus les manquements les plus courants — c'est déjà l'essentiel du risque observable, mais ce n'est pas une attestation de conformité.
Un point prime sur tous les autres : les cookies posés avant consentement. C'est le manquement le plus fréquemment sanctionné, et il se produit presque toujours sans que l'éditeur le sache — un script de mesure d'audience ou de publicité mal intégré écrit son cookie dès le chargement, avant même que le bandeau ne s'affiche. Viennent ensuite le bandeau lui-même (refuser doit être aussi simple qu'accepter, au même niveau et avec un poids visuel comparable), puis les pages légales : les mentions légales relèvent de la LCEN de 2004 — leur absence est une infraction pénale — et la politique de confidentialité relève de l'article 13 du RGPD. Ce sont deux documents distincts, et les deux sont exigibles.
Un point rouge n'est pas toujours une faute. Le rapport évalue chaque contrôle dans votre contexte : si vous ne faites pas de publicité en ligne, les contrôles associés sont signalés comme non applicables plutôt que comme des échecs — pas de faux positif alarmiste. À l'inverse, un site qui collecte des adresses e-mail via un formulaire sans case de consentement explicite, non pré-cochée, est en tort, même si le reste est irréprochable. La bonne façon de lire ce rapport : corriger d'abord le rouge critique, puis planifier l'audit organisationnel — c'est là que se joue la conformité réelle.
Ce qu'on nous demande sur le RGPD.
Un score de 100/100 signifie-t-il que je suis juridiquement conforme ?
Non, et il faut être clair là-dessus : cet audit est un diagnostic technique, pas un avis juridique. Il analyse ce qui est observable depuis l'extérieur — les cookies déposés, les trackers chargés, le bandeau de consentement, la présence des pages légales. Il ne peut pas voir ce qui se passe dans votre organisation : registre des traitements, bases légales, durées de conservation, contrats de sous-traitance, transferts hors UE réellement pratiqués, procédure d'exercice des droits, désignation d'un délégué à la protection des données. Un score parfait signifie que votre site ne présente plus les manquements les plus courants et les plus sanctionnés. La conformité complète, elle, s'établit sur pièces.
Quel est le point le plus risqué à corriger en priorité ?
Les cookies déposés avant consentement, sans hésitation. C'est le manquement le plus fréquemment relevé et le plus lourdement sanctionné : la CNIL a prononcé des amendes de plusieurs dizaines de millions d'euros contre de grands acteurs pour ce motif précis (décisions publiques de décembre 2020). Le principe est simple : aucun cookie non strictement nécessaire — publicité, mesure d'audience non exemptée, réseaux sociaux — ne doit être écrit avant que l'utilisateur ait dit oui. Or c'est exactement ce que font, par défaut, la plupart des scripts tiers mal intégrés. Si l'audit signale ce point en rouge, traitez-le avant tout le reste.
Mon bandeau cookies est-il conforme ?
Trois règles se vérifient en quelques secondes. (1) Refuser doit être aussi simple qu'accepter : si le bouton « Tout accepter » est bien visible et que refuser demande d'ouvrir un sous-menu, le consentement n'est pas valablement recueilli. Les deux options doivent être accessibles au même niveau, avec un poids visuel comparable. (2) Rien ne se dépose avant le choix : tant que l'utilisateur n'a pas cliqué, aucun cookie non essentiel. (3) Le refus doit être aussi facile à exprimer que l'acceptation, et le choix doit pouvoir être modifié à tout moment. Un bandeau qui coche les cases par avance, ou qui considère que « continuer la navigation vaut acceptation », ne vaut rien.
Faut-il arrêter d'utiliser Google Analytics en France ?
La question est plus nuancée qu'un simple oui ou non. La CNIL a mis en demeure plusieurs éditeurs pour des transferts de données vers les États-Unis jugés insuffisamment encadrés, ce qui a poussé le marché vers trois options : configurer l'outil de manière à limiter les données transférées, passer par une solution de mesure d'audience exemptée de consentement (les critères d'exemption sont publiés par la CNIL), ou adopter une alternative hébergée dans l'UE. Notre position pragmatique : si votre mesure d'audience sert seulement à connaître vos volumes et vos pages populaires, une solution exemptée vous simplifie considérablement la vie — et vous récupérez au passage les données des visiteurs qui refusent les cookies.
Les mentions légales sont-elles vraiment obligatoires ?
Oui, et leur absence est une infraction pénale, pas une simple négligence : la loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN, 2004) impose à tout éditeur de site professionnel d'identifier l'entreprise (dénomination, forme juridique, adresse, numéro d'immatriculation), le directeur de la publication et l'hébergeur. La politique de confidentialité relève, elle, d'une autre obligation : l'article 13 du RGPD, qui impose d'informer les personnes sur les données collectées, la finalité, la durée de conservation et leurs droits. Ce sont deux documents distincts, et les deux sont exigibles. C'est le point le plus simple à corriger de tout ce rapport — et il n'y a aucune raison de le laisser en rouge.
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Cet audit vous donne un diagnostic. Pour passer à l'action, nos équipes et notre méthodologie détaillée prennent le relais.