Êtes-vous concerné par NIS2 ?
La directive européenne NIS2 est transposée en droit français depuis la loi de juillet 2025. Elle concerne environ 15 000 entités françaises selon l'estimation de l'ANSSI, contre environ 500 sous NIS1 — un périmètre qui englobe pour la première fois une masse de PME. 8 questions pour savoir si vous êtes dedans, et si oui, quoi faire. Anonyme, rien n'est stocké.
Dans quel secteur d'activité opérez-vous ?
Comment interpréter votre résultat.
Ce verdict oriente, il ne qualifie pas. Huit questions suffisent à savoir s'il faut ouvrir le sujet — pas à établir votre statut juridique. La qualification définitive dépend du rattachement précis de votre activité aux annexes de la directive, de votre structure de groupe et de votre éventuel rôle de fournisseur critique. Si le quiz vous place dans le périmètre, la bonne réaction n'est pas de paniquer : c'est de faire confirmer le point par écrit, et de commencer à documenter.
« Entité essentielle » ou « entité importante » ne change pas votre travail. Les deux catégories sont soumises aux mêmes obligations de sécurité. Ce qui diffère, c'est le régime de supervision — proactif pour les premières, réactif pour les secondes — et le plafond des sanctions. Autrement dit, la catégorie change votre probabilité d'être contrôlé, pas la liste de ce que vous devez mettre en place. Et si le quiz vous classe en « sous-traitant exposé », ne relâchez pas l'attention : vos clients soumis à NIS2 vous transmettront leurs exigences par contrat, souvent avec des délais courts.
L'ordre des travaux compte plus que la vitesse. Commencez par la gouvernance — un responsable désigné, une analyse de risques datée, un plan de réponse à incident écrit — avant d'acheter le moindre outil. La raison est simple : le délai de notification initiale d'un incident significatif est de 24 heures, et aucune organisation ne tient ce délai sans procédure préparée à froid. Les fondamentaux techniques (authentification forte, sauvegardes testées, correctifs, journalisation) viennent ensuite. Et tout doit être documenté : une mesure appliquée mais non prouvable ne compte pas.
Ce qu'on nous demande sur NIS2.
Le résultat du quiz a-t-il une valeur juridique ?
Non. Ce quiz est un outil d'orientation en 8 questions, conçu pour vous dire en deux minutes si vous êtes probablement dans le périmètre de la directive et à quel titre. La qualification définitive dépend de critères que huit questions ne peuvent pas couvrir : le rattachement précis de votre activité aux annexes I et II de la directive, votre structure de groupe, et votre rôle éventuel de fournisseur critique d'une entité déjà concernée. Utilisez ce verdict pour savoir s'il faut ouvrir le sujet — pas pour clore le débat. Le guide NIS2 complet détaille les critères officiels.
Je ne suis pas dans un secteur listé — puis-je quand même être concerné ?
Oui, et c'est le piège que la plupart des dirigeants ne voient pas venir. NIS2 introduit un volet « gestion du risque fournisseur » : les entités concernées doivent s'assurer du niveau de sécurité de leurs prestataires informatiques et de leurs sous-traitants critiques. Concrètement, si vous fournissez un service numérique, un logiciel ou une prestation d'infogérance à une entreprise soumise à NIS2, elle vous demandera des preuves — questionnaires de sécurité, engagements contractuels, parfois audits. Vous n'êtes pas assujetti directement, mais vous subissez l'obligation par ricochet, et elle peut conditionner le renouvellement du contrat.
Quelle est la différence entre entité essentielle et entité importante ?
Les deux catégories sont soumises aux mêmes obligations de sécurité — c'est le point que tout le monde rate. La différence porte sur la supervision et sur le plafond des sanctions : les entités essentielles (secteurs hautement critiques) font l'objet d'une supervision proactive, avec des sanctions administratives plus élevées ; les entités importantes relèvent d'une supervision réactive, déclenchée par un incident ou une plainte, avec un plafond de sanction inférieur. Pour un dirigeant de PME, la conséquence pratique est simple : la nuance change la probabilité d'être contrôlé, pas le travail à accomplir.
Que se passe-t-il concrètement si je ne fais rien ?
Trois risques, dont le troisième est le plus immédiat. (1) Les sanctions administratives : elles existent et sont dissuasives, mais l'autorité priorise d'abord les entités essentielles — une PME a peu de chances d'être contrôlée dès la première année. (2) La responsabilité des dirigeants : NIS2 introduit la possibilité de sanctions personnelles en cas de manquement grave, ce qui change la nature du sujet — ce n'est plus une affaire d'informaticiens. (3) L'assurance et les clients : c'est le risque qui mord le plus tôt. Les assureurs cyber exigent des preuves de conformité, et vos clients soumis à NIS2 vous les demanderont dans leurs questionnaires fournisseurs. Économiquement, un refus de couverture ou la perte d'un contrat arrive bien avant une amende.
Par où commencer si le quiz me dit que je suis concerné ?
Par la gouvernance, pas par la technique — c'est contre-intuitif, mais c'est l'ordre qui fonctionne. (1) Désignez un responsable identifié et faites valider le sujet au niveau de la direction : NIS2 engage explicitement les dirigeants. (2) Réalisez une analyse de risques datée, même simple : c'est le document que l'autorité demandera en premier. (3) Écrivez votre plan de réponse à incident, parce que le délai de notification initiale est de 24 heures — sans procédure écrite, il est impossible à tenir. (4) Traitez ensuite les fondamentaux techniques (authentification forte, sauvegardes testées, correctifs, journalisation). (5) Documentez tout : sans preuve, une mesure appliquée ne compte pas. La checklist en 10 étapes déroule le chemin complet.
Besoin d'aller au-delà de l'outil ?
Cet audit vous donne un diagnostic. Pour passer à l'action, nos équipes et notre méthodologie détaillée prennent le relais.